Les psaumes: une richesse des jeunes qui prient
Une prière du fond des âges.
Les psaumes, c'est un livre de l'Ancien Testament qui comprend 150
prières, la plupart écrites par le Roi David. Numérotés différemment
selon le livre hébreu ou la traduction grecque: le psaume 110
(109). Ils racontent le respect dû au Roi, les aventures du peuple au
sortir de l'Égypte, au retour de l'exil, sur l'amour, sur Dieu, des
supplications, des rites pénitentiels. Ils ont été lus par Israël
selon la représentation que ce peuple se faisait des gestes accomplis
par Dieu à son égard. Aujourd'hui, l'Église continue à voir dans le
psautier le miroir privilégié du mystère chrétien. Le Roi c'est
Jésus, l'Épouse, c'est l'Église, le juste et l'impie c'est moi selon
mon état, le combat, l'armée, tout devient symbole de ma vie et de mes
combats, de mon amour ou de mon péché face à Dieu et face à mes
frères. Savoir les repérer: psaume de pénitence
(51), psaumes de louange
(145—150), psaumes du veilleur
(130: De profundis...), psaumes pour le
repos (4,
16,
31,
85,
88,
90,
142), le psaume du bon berger
(23), celui de l'enfant qui dort
(131), du vieillard
(71), grande méditation des mots “loi,
volonté, préceptes, exigences” (119), psaume
du désespoir (22)... et tant d'autres!
Une organisation progressive en Église.
Les psaumes répondaient à la parole dans la liturgie,
puis rythmeront la journée des religieux, qui font
vœu de s'y consacrer une vie entière. Les prêtres
s'en chargeront: le fameux bréviaire (image de Don
Camillo, autres capucins...) Même les laïcs
aujourd'hui s'y intéressent et veulent structurer leur
journée ou leur semaine. Avoir des repères. Commencer la
journée avec le Seigneur, respirer et reprendre souffle
au milieu du jour et célébrer la lumière qui s'éteint,
lucernaire comme la liturgie domestique juive le
faisait. Tel le Rhône qui a besoin d'être structuré,
endigué pour être plus fort et efficace, ainsi ma
journée dans la liturgie des heures.
Vocabulaire hard.
À propos de la dichotomie, de la dureté des psaumes où
sont en jeu le juste et l'impie, il faut voir l'impie,
le désir de vengeance qui habite en moi, qui est à
évangéliser. Il ne faut pas idéaliser et avoir des
poèmes tout roses, mais constater que l'impie c'est moi
d'abord et que le mal existe (cf l'actualité). Ce sont
les deux fils du Père prodigue
(Lc 15) qui sont en nous à la
fois, ou la dualité dont parle Saint Paul
(Rm 7,19). Richesse et
universalité des psaumes (ils passent partout) car il y
a toute une symbolique uniquement naturelle, voire
écologique. “Tonne Seigneur...”
Ps 29. L'Hébreu ne connaît pas
la cause secondaire: Dieu est puissant, créateur, mais
aujourd'hui, nous disons que ce sont les différences de
chaleur qui font l'éclair... de même on dira: le
PDG de Renault conçoit de belles voitures, en fait c'est
les machines et les ouvriers.