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Pâques: une lumière dans nos pauvretés (par le père Joseph)

Lorsqu'il s'agit de fermer l'église le soir, je suis souvent frappé par la capacité des lumignons — ces petites bougies que l'on allume pour prier — à éclairer l'obscurité de la nef. Leur flamme, si humble et frêle soit-elle, me fait deviner le contour des bancs, des marches et m'empêche de trébucher sur un obstacle.

Autre flamme appelée à briller dans l'église: celle du cierge pascal. Elle est le symbole du Christ mort et ressuscité pour nous dans la nuit de Pâques. Le samedi saint donne l'occasion de vivre l'un des moments liturgiques les plus forts de l'année, quand la lumière partie de ce cierge pascal s'éparpille dans toute l'église: chaque personne reçoit une flamme qui éclaire merveilleusement son visage: quelle beauté et quelle douceur!

La lumière ne peut éclairer un cierge que si celui-ci accepte d'offrir sa mèche toute noirâtre à la flamme. De même mon cœur: il ne peut recevoir la lumière flamboyante de L'Esprit-Saint que s'il offre au Seigneur ce qui en lui est pauvre et noirci. Voilà bien un des mystères stupéfiants de notre foi: nos pauvretés offertes à Dieu, loin d'être un obstacle, deviennent un terrain d'atterrissage privilégié pour la grâce. Alors, mon cœur, si humble et modeste soit-il, pourra accueillir la clarté du Seigneur et en rayonner bien au delà de ses limites.

Je termine en m'appuyant sur deux géants de la foi, qui ont si bien vécu cette logique:

Joseph Voutaz, chanoine

 

Distribué par Déjeune qui Prie, Vétroz, Suisse.

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