Revue de presse
Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, dans l'Écho, 2.3.2001.
— Quels sont, à votre avis, les défis de l'Église aujourd'hui?
— Je suis convaincu que nous vivons aujourd'hui la phase finale de l'époque constantinienne(*). Je suis persuadé que les grandes Églises historiques sont en train de faire l'expérience qu'ont vécue précédemment les Églises libres: une organisation assez autonome par rapport à l'État. Car je constate que tous les soutiens sociaux de la chrétienté et de l'Église faiblissent. Et je vois là le défi décisif: nous devons réapprendre depuis la base la chrétienté et notre être-Église. C'est comme un handicapé qui avait des béquilles: à un certain moment, on lui enlève ses cannes et il réutilise ses muscles. On enlève à l'Église ses soutiens sociaux et on en arrive aux muscles de la foi, comme on doit vivre en chrétien.
(*) Époque constantinienne: au quatrième siècle, l'empereur Constantin reconnut le christianisme qui devint ensuite religion officielle de l'Empire.