P'tit Édito (par Raphaël)
A nous chers jeunes,
ceux qui ont participé,
ceux qui n'ont pas participé,
Autant le dire tout de suite, avant de risquer un malentendu:
Il va peut-être rester ces paroles reçues, toute la joie vécue et cette espérance découverte. Après l'euphorie, pour sûr il en restera de beaux souvenirs et des impressions réconfortantes. Et quelques photos... peut-être rien de plus. Mais il restera surtout nous!
A nous chers jeunes,
Je veux dire comme la chanson: “Vous êtes le sel de la
terre, vous êtes la lumière du monde, vous avez la belle
insolence d'une colombe au cœur des
guerres”... Belle, l'insolence qui, hier, nous a
fait affirmer notre foi aux yeux du monde incrédule, à
Rome ou ailleurs. Alors je nous en supplie, ne laissons
pas s'endormir dans notre quotidien cette
insolence... Magnifique, l'insolence qui,
aujourd'hui, nous fera risquer notre place, notre
réputation, notre avenir, notre parole, au cœur du
monde et contre sa logique, pour lui montrer combien
nous (nous) aimons. Comme Jésus! De la théorie on passe
aux actes, de l'euphorie des jmj on laisse exploser la
force de l'après-jmj...
A nous chers jeunes,
N'oublions jamais ceci: nous serons jugés sur l'amour,
uniquement. Ce n'est ni les résultats de la bourse ni
les technologies avant-gardistes ni même notre
participation aux jmj qui va nous sauver, car c'est
dépouillés de tout que nous sommes venus au monde et
dépouillés de tout nous le quitterons: ni diplôme, ni
compte bancaire, ni performances de tennis, ni souvenir
culturel de voyage... dépouillés de tout! c'est
ainsi que Dieu verra notre véritable richesse, combien
nous aurons aimé, à quel prix nous aurons
aimé. Aurons-nous été cette colombe au cœur des
guerres? Nous surpassant chaque jour pour un idéal qui
ne passe(ra) pas, un idéal qui seul donne un sens à nos
pourquoi: l'Amour donné, vécu à chaque instant!
A nous chers jeunes,
Aujourd'hui je n'ai qu'un seul souhait: soyons audacieux
de nous aimer, osons l'Evangile dans le quotidien,
vivons un amour réciproque à toute épreuve: alors naîtra
cette chère civilisation de l'amour. Elle ne tient qu'à
nous...
D'aucuns me laisseront pour un utopiste, mais aucune utopie n'est trop grande pour qui y croit, y travaille et remet sa réalisation en le Seigneur.