Libérés des déviances!
Cette maladie qui fit de moi un petit!
Vers l'âge de 13-14 ans, suite à quelques imprudences, il faut l'avouer, j'attrapai une terrible et douloureuse maladie: l'homosexualité. Bien sûr, je tâchai de la soigner... mais seul, ce qui ne menait à rien. La cause de ma solitude était que je n'avais pas la Foi: seule la raison me rattachait à Dieu. J'étais alors très pratiquant (scout, enfant de chœur) et communiais et me confessais très régulièrement, sans résultat hélas, car je ne le faisais que par acquis de conscience.
Pendant ce temps ma santé se délabrait, car j'étais rongé par mon mal qui s'attaquait alors à mon corps: sciatique, hépatite, céphalées, spasmophilie, angines, parasitoses... me permirent quelques séjours à l'hôpital et quelques mois au lit. C'est à 17 ans qu'il me guérit. Je participais alors à une retraite à Tressaint et m'étais consciemment inscrit à l'adoration. Et là, le coup de foudre. En voyant l'Agneau Immolé, je sus et je crus. Et mon âme s'emplit d'une joie ineffable: Lui, le Tout-Puissant, l'Au-delà de tout créé, Lui donc m'aimait moi le petit. Et j'en rends grâce. Et si Dieu consentait à m'aimer, il me fallait bien m'aimer moi-même. Et depuis je vis heureux et sûr. De plus, suite à cette guérison du cœur, s'ensuivirent les guérisons de la plupart des maladies du corps: sciatique, hépatites et autres, plus le dos, Jésus les a pris sur sa croix. Merci! Mais comme dans toute maladie, il y a la période dangereuse de convalescence, où la moindre imprudence cause une rechute. Il me faut suivre alors un traitement de choc: les sacrements. Et c'est là que réside la liberté de Dieu: II ne m'a pas violé en agissant selon son bon vouloir mais il m'a donné la liberté de l'aimer et de quitter le démon. Je témoigne ici de deux choses: d'abord une mise en garde contre les appâts factices et vénéneux du beau qui ne procure aucune joie (même et surtout physique) et ensuite et surtout de la toute puissance de l'amour de Dieu. Dans quelque bourbier que l'on soit II nous aime et peut nous aider... si l'on veut. La liberté qu'il nous donne n'est pas de pouvoir faire du mal mais de pouvoir faire du bien. Enfin, je voudrais parler ici de l'utilisation de la souffrance (quelle qu'elle soit), comme du recyclage des ordures, on peut en tirer quelque chose de beau. Moi que ma position (origines familiales, toujours premier en classe, bon en sports, en musique, etc.) portait à l'orgueil, la souffrance m'a permis la compassion avec les souffrants. Et cette maladie qui fit de moi un pécheur et un petit m'apprit l'humilité et la charité dont j'avais besoin. Ma maladie n'est pas invincible: j'en suis la preuve vivante. Et les séquelles inévitables (comme toute maladie) agissent sur nous comme l'épine de saint Paul: elles nous rappellent à l'ordre! Et en les transformant ainsi, le Malin finira bien par se lasser...
Pour éviter les “rechutes” il ne faut pas oublier notre Maman qui nous protège du Ciel: n'écrase-t-elle pas le Malin sous son talon? Ni non plus notre Saint Ange gardien qui n'est pas là pour rien. Et quoi de mieux que de leur parler par la prière?
Pour ces guérisons — au nez et à la barbe des médecins qui n'ont compris ni comment je tombais malade, ni comment je fus guéri — louons Dieu. Mais aussi louons-Le pour cet extraordinaire enrichissement... par la pauvreté.
Confier à tous ceux qui ont un problème: passez une nuit entière en cœur à cœur avec Jésus: “Baume est son Amour.” Depuis le jour où je vis que Jésus était le seul à laver “plus blanc que blanc”, rien ne saurait me manquer.
Etienne, 17 ans.
“My name is nobody”
Je me suis convertie il y a quatre ans.
Avant ma conversion.
Milieu familial: Très violent, on vivait dans la haine. Mes parents se frappaient. Mon père était ou violent ou absent.
Ma sœur et moi on a vécu, on a été éduquées à coups de poing. On nous enfermait à clé dans nos chambres.
Ma mère nous menaçait souvent de nous tuer avec un couteau. Une fois, j'avais dû casser un verre et ma mère dans mon sommeil, avait feint de “m'étrangler”; je m'étais réveillée le cœur battant à 100 km/h, c'était l'enfer. Ma mère me répétait souvent: “Tu es démoniaque comme ton père” — à savoir que dans la famille de mon père, ils font de la sorcellerie et des incantations à Satan! Ces termes-là m'ont cassée psychologiquement et affectivement.
Je ne savais pas qui j'étais. J'écrivais souvent sur mes cahiers et mes classeurs: “My name is nobody164.” Je croyais qu'il n'y avait rien de bon en moi. J'avais très peur des autres au niveau relationnel. Pour m'affirmer, j'ai fait de la petite délinquance, j'avais une bande où l'on m'appelait “le garçon manqué”. Nous volions dans les grands magasins, nous capturions des enfants pour les déshabiller.
A l'adolescence: Je me suis aperçue que je n'arrivais pas à aimer un garçon, que j'étais homosexuelle. Cet handicap m'a encore plus enfoncée, je me suis fabriquée une coquille pour m'isoler du monde, parce que les gens disaient que les homosexuels sont anormaux. Puis j'ai eu des expériences sexuelles avec des garçons pour voir si ça me débloquerait affectivement et psychologiquement. Je pensais que ça me libérerait. En fait de délivrance, ça a été de plus en plus la descente aux enfers. J'ai passé un an à boire 24 h sur 24 parce que je ne me supportais plus. Je n'osais plus me regarder dans une glace. Je souffrais le martyre chaque fois que quelqu'un dans un magasin me disait: “Bonjour monsieur!”
J'avais peur des gens, de leur jugement, et je passai tout mon temps dans ma chambre pour m'y cacher.
Je buvais pour être plus sûre de moi devant les autres, ainsi je pensais que je pourrais être aimée.
Quand je me regardais dans la glace, je me disais: “Tu es un garçon ou une fille?” J'étais mal dans mon corps, je ne savais pas où le mettre pour avoir la paix en moi. J'ai fait deux tentatives de suicide. Chez moi, la haine était toujours là. Un jour ma mère m'a traitée de “sale homosexuelle”, j'ai cassé une tasse par révolte, mon père est arrivé et m'a “tabassée”; je suis tombée ce soir de Noël dans la crèche. Je suis partie ce soir-là rejoindre mon cousin — qui est un sorcier notoire — et qui m'a amenée dans des clubs homo. Là, j'ai eu des expériences avec des filles qui m'apaisaient mais ne me comblaient pas; en moi il y avait un désir d'Amour fou mais pur et absolu.
Ma conversion
Un soir en entrant chez moi, sur le chemin, je pensais de nouveau à en finir pour toujours, je voulais le néant.
Puis, j'ai senti une présence sur ma gauche et il m'est venu à l'esprit: “Ne crois-tu pas que je peux t'aimer pour l'Eternité avec désintéressement pour ce que tu es?” Cette Présence a été si forte, si bien que je me suis arrêtée sur le chemin. Je suis restée dans la paix. Ma mère — ce que je ne savais pas — avait fait une démarche de conversion, son cœur avait changé, elle a demandé à 400 frères et sœurs du Renouveau lors d'un rassemblement œcuménique165, de prier pour moi...
Une fois, ma mère m'a dit: “Si tu veux venir à notre groupe de prière voir ce que c'est, tu seras la bienvenue.” Je ne sais pourquoi mais j'y suis allée. Pour moi, ça a été l'effusion de l'Esprit, j'ai tout compris du dedans la réalité de Jésus-Christ. Je suis allée me confesser, j'ai eu une grande paix.
L'Eucharistie a été pour moi un moment de rencontre fantastique et de purification où j'ai pleuré longtemps de joie.
Après ma conversion.
Ça a été dur. Il a fallu quitter mes anciennes relations, j'ai rechuté parfois. Mais Dieu m'attendait chaque fois les bras ouverts pour me pardonner.
Je cheminais avec mes blessures mais dans l'espérance. Je souffrais toujours mais je n'avais plus envie de mourir.
Je suis allée faire mes études à Lyon et là, je me suis accrochée à mon examen pour ne plus penser à autre chose.
J'ai failli perdre la foi, parce qu'aucun chrétien ne m'a aidée. Ils ne vivaient pas assez l'Amour qui aide les paumés, les blessés du cœur. Mais j'avais reçu une parole pendant un rassemblement du renouveau lors d'une soirée de guérison intérieure: “Tu as de la haine pour ta propre mère et tu traînes comme un boulet ton homosexualité, le Seigneur veut t'en délivrer, II te demande de prendre Marie chez toi; par Marie, tu recevras la grâce et la guérison.” Cette parole m'a aidée à tenir. Il me semble que le Seigneur m'a gardée jalousement et amoureusement, il m'a écartée du monde par toutes sortes de stratagèmes... Gloire à Dieu de ce qu'il a fait pour moi et fera! Gloire à Dieu parce qu'il veut ses enfants guéris!
Noëlle, 24 ans.
La vie, la vie, au cœur même de ses plaies
Depuis le début de mon adolescence, je nourrissais en mon cœur cette blessure issue de mon enfance. Blessure qui faisait de moi un handicapé de la vie...
Combien de fois suis-je tombé amoureux d'un garçon au hasard de la foule? Aperçu simplement l'espace d'un fugitif instant, mon cœur s'enflammait pour cet étranger dont je ne connaissais rien.
Alors commençait un prodigieux vertige intérieur... Pendant des semaines et des semaines, l'image de ce garçon me poursuivait, me tourmentait. Le soir, seul dans ma chambre, je pleurais sur cet amour nommé inconnu. J'usais mon cœur dans des rêves sans issue. Mes rêves, à cette époque, étaient exempts de toute sensualité, dénotant surtout une affectivité profondément perturbée.
Souvent aussi je m'interrogeais... Pourquoi avait-il fallu que je sois à cet instant précis en cet endroit? A quelques secondes près, j'aurais pu ne l'avoir jamais aperçu, ce garçon qui m'avait tant troublé... Pourquoi? Mais c'était là un faux problème... Si mon cœur ne s'était pas épris de ce garçon, c'eut été d'un autre!
Mon cœur avait besoin de combler ce vide affectif... il avait besoin de bras dans lesquels se blottir, il avait besoin de sécurité. Cependant, passions riment avec agressions.
Mon histoire commence véritablement un certain soir d'automne 1981; je n'avais pas encore 18 ans.
Il y eut en effet ce beau garçon venu troubler mes eaux fragiles, et qui l'instant d'un fugitif baiser sur la joue détruisit les édifices de mon château-faible!
Je l'avais invité sans arrière-pensée, en ami. Et il s'était joué de moi. Ne mesurant pas les conséquences de cet acte plus qu'insignifiant aux yeux du monde. Mais pas pour moi...
Cela avait suffit à me précipiter dans un abîme. Un abîme où je vouais une indescriptible passion à cet inconnu qui, dès le lendemain, me regardait comme un inconnu...
La braise était consumée. Le volcan se réveillait... Je souffrais, tourmenté par cet amour que je n'avais nullement provoqué. C'était injuste, mais ne me révoltait pas. Et puis le temps s'était engouffré, comme à son habitude, dans le tunnel du souvenir. Voyage interminable et douloureux.
Et chaque soir je pleurais cette douleur, douleur qui brûle, et qui déchire. Insoulageable douleur. Insoulageable tristesse qui rongeait ma vie.
J'étais seul! seul! seul! Et ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on a beau vivre au sein d'une famille nombreuse, on en est pas moins seul. Début 1982, je retrouve tout doucement goût à la vie; comme un enfant qui s'éveille à la vie. Je réalise à quel point j'ai pu être traumatisé par ce garçon... Mais la blessure est toujours là, vive, ardente... C'est alors que s'est produit dans la vie ma rencontre avec mon plus bel amour: l'Amour...
Et je sais qu'avant même de réaliser sa présence à mes côtés, il était déjà là. Je sais qu'il m'accompagnait dans mes souffrances aux soirs de douleur, qu'il m'étreignait de tendresse aux nuits de désespoir... Il était là, si discret, si aimant. Et replié dans mes ténèbres, je ne le savais pas...
C'est à cette époque que mon tout petit frère a eu le désir dans le cœur de retourner à la messe. Il en revenait ébloui. Alors il a entraîné maman dans sa joie. Puis ce fut mon tour... De messe en messe, le Seigneur a alors préparé monœur à Le recevoir: moi, pauvre âme qui se mourait, Lui, Corps très saint de la Vie... Un dimanche donc, j'ai senti qu'il m'appelait à Sa table: le Créateur de l'Univers m'invitait, moi, si pauvre, à son festin! J'en ai pleuré... Dans la semaine, je m'impatientais alors de retrouver mon Jésus dans l'Eucharistie du dimanche.
Cependant mon cœur était toujours blessé... Comme la plaie était profonde! C'est alors qu'un dimanche, au moment de recevoir le Corps Vivant de Jésus, je l'ai ressenti, comme s'il m'imposait les mains sur la tête. Et un Grand Fleuve d'Amour m'est descendu jusque dans le cœur... C'était une véritable Pentecôte. J'ai failli tomber à la renverse; j'étais comme ivre!... de Dieu!
A l'époque je ne comprenais pas que je venais de recevoir l'effusion de l'Esprit, je ne savais pas ce que c'était. Tout ce que je comprenais c'était que j'étais aimé de Dieu, et que cet Amour valait bien plus que tous ceux que je pouvais imaginer! Car Dieu sait ce dont j'ai besoin. Toujours il devançait mes désirs.
Alors d'Eucharistie en Eucharistie, quel bonheur! Quelle douceur! Quelle joie! Quelle joie! Oh oui, quelle joie!... Je sentais Jésus danser sur ma blessure... Et ça c'est inoubliable! Je sentais vivre en moi la Très Sainte Trinité, en moi, dans ma blessure! Marie m'a toujours secouru, ma Petite Maman tant aimée a veillé sur le pauvre pécheur que je suis. Marie, celle qui m'a sauvé d'indescriptibles tourments, d'idées de mort... Puis-je te demander de prier pour moi le Seigneur, qu'il ne me laisse plus vivre ces terribles soirs de solitude dans Paris. Soirs pesants où je sens que ma vie n'est pas là, dans cette ville piège. Soirs pesants où je me sens inutile!
Je veux Dieu! Je veux servir mon Dieu! Je le supplie de venir au-devant de mes désirs (et ils sont grands!); tout seul, je ne peux rien!
Là-bas ma vie s'effiloche... Et je cherche le bonheur de Le servir.
Armand, 24 ans
“Gay” depuis quatre ans, la joie d'une amitié fidèle
Je t'écris, à toi qui es mon frère dans la souffrance, pour te dire: JÉSUS t'aime! Moi, ça fait deux ans que j'en vis. Voilà comment s'est passée la Rencontre: c'était pendant un camp de jeunes et pour échapper à la vaisselle, je me suis inscrit à l'Adoration. Premier jour-première impression: la moquette est confortable. Aucun risque donc, et, le second jour, j'y retourne. C'est alors qu'il m'a dit: “Veux-tu de moi?” Là je ne comprenais plus: moi 17 ans, “gay” depuis quatre ans, ayant touché à la drogue et à la prostitution, menant une vie d'une parfaite hypocrisie, Quelqu'un pouvait m'aimer et, plus encore, avoir besoin de mon amour! Et quel Quelqu'un! Dieu “en personne”, Lui le Saint, le Bon, le Parfait. Jésus, que par mon péché j'avais crucifié, m'avait remarqué, et voulait (bien) de moi.
Moi qui depuis quatre ans faisait “expérience” sur “expérience”, moi qui ne désirais plus qu'une chose: la mort; moi qui m'enfonçais toujours plus profond dans mes prisons; Lui d'un seul Regard, d'une seule Parole, balaie tout cela et me dit: “N'aie pas peur: je suis avec toi.” (Isaïe, 41, 10.)
Quel bonheur! Et depuis je sais que si “j'avais dit: les ténèbres m'écrasent”, aujourd'hui “la nuit devient lumière autour de moi” (Ps 138), et je sais aussi que “le Seigneur m'a sauvé car II m'aime (II Sam. 22,20), et que la vie, ma vie, ta vie est belle.
Tu penses peut-être: “Tant mieux pour lui, mais moi, si je veux bien admettre que Dieu est la Voie, la Vérité et la Vie, je ne peux pas Le suivre, je n'ai pas tant de chance, grâces, forces, etc.” Oh non! Je ne suis pas un privilégié! Enfin si, mais comme tous ceux qui sont aimés de l'Amour! Et II vient nous chercher tel qu'on est, sans gommer telle ou telle partie de notre personnalité, de notre passé: mais II nous permet de ne pas en être esclave. Encore maintenant, deux ans après, je connais les jours de dégoûts après une rechute, les jours d'obsessions où même la prière semble ne pas nous débarrasser de ces images, de cette envie irrésistible de “chair fraîche”. Je connais encore ces jours de pleurs où l'on aimerait tant avoir des bras où se blottir! Ces jours où l'on s'aime si peu, où l'on se hait même et où l'on désire la mort. Mais justement parce que je vis tout cela je peux te dire: Tiens bon, tu n'es pas tout seul!” La confiance l'espérance, les bras maternels: ils existent!
“Premiers soins”: la louange, même et surtout quand c'est difficile, quand cela apparaît “contre-indiqué”. Tu me diras: louer le Seigneur pour une souffrance, une épreuve qui nous fait grandir, je comprends, mais il s'agit d'un mal! C'est vrai, et c'est là notre douleur. Mais, vois-tu, il ne faut pas culpabiliser: le grand danger c'est le remords qui mène à la mort, et qui rend plus pesantes les chaînes. A force de regarder au fond d'un précipice, on a toutes les chances de tomber dedans. Il faut donc demander la grâce de s'accepter et de s'aimer dans sa pauvreté; certes en toute lucidité et sans lâche complaisance, mais aussi en charité.
Deuxièmement: l'abandon: je ne peux pas, et ne comprends pas, alors Seigneur, à Toi de jouer; “je fais le mal que je ne veux pas faire”, eh bien, Seigneur, prends pitié. Et là, Dieu nous connaissant bien, nous offre un sacrement magnifique et qui “marche à tous les coups”: la Réconciliation. Ce sacrement est lumière: source de joie il est une véritable fête, et non pas la corvée pénible comme on le présente si souvent. Aussi n'hésite pas à t'y confier dès après la chute, pour éviter en quelque sorte une “infection” (et pour que des idées du style: “Une ou deux fois c'est pareil” ne puissent porter) et donc te sachant en “convalescence”, n'hésite pas à t'imposer un rythme de rencontres fortifiantes avec ton Seigneur.
De plus il est déprimant d'avoir l'impression de ne pas faire de progrès parce qu'on demande pardon de toujours la même chose: en s'imposant un rythme assez rapproché on peut mieux tenir de Réconciliation en Réconciliation, et ces “rendez-vous d'amitié” deviennent vite désirés. Enfin n'aie pas peur de te confier à un même prêtre qui pourra ainsi te suivre et t'accueillir dans les jours difficiles. Personnellement je me remettais en vérité devant Dieu toutes les semaines, et maintenant au moins tous les quinze jours, et j'y puise beaucoup de joie, de paix et d'écoute à l'Esprit.
Une fois réconcilié avec Dieu, se réconcilier avec soi même! En effet si tu veux vivre de l'Esprit, sois en paix et joyeux. Pour cela, romps ta solitude et entoure-toi de “frères”. Qui? D'abord des personnes qui seront toujours avec toi: ton Père tout puissant, Jésus ton sauveur, l'Esprit qui te donne vie et force. Prie-les souvent! Ils ne demandent que cela, et Ils te connaissent, Trois en Un, mieux que toi! Et Marie, Marie qui écrase la tête du dragon, Marie qui t'ouvre ses bras quel que soit ton “état”, Marie qui intercède pour toi 4our après jour, Marie Mère de Tendresse et de Miséricorde. Et pense aussi à ton Ange gardien, qui peut devenir, cela ne dépend que de toi, ton confident le plus fidèle et le mieux inspiré (je peux te témoigner du réconfort et de la protection dont il sait m'entourer). Enfin, tous les Saints du Ciel, ceux qui te sont proches (famille...) et les autres! La Communion des Saints n'est pas une expression creuse. Et puis prie pour trouver un confident qui, sans te juger, porte avec toi ton fardeau (ami, parrain, parent, prêtre...). Voilà de quoi “respirer”.
Ensuite, il faut résister aux tentations. Il existe quelques mesures pratique, d'“hygiène élémentaire”, qui pour paraître évidentes n'en sont pas moins difficiles à tenir: évite certains lieux où tu sais être faible — par exemple, pendant tout un temps je ne suis plus allé seul à la plage ou même chez un marchand de journaux — de même pour les livres et les films. Ensuite, fais... du sport.
Plus important: tourne-toi vers les autres (pense à telle amie qui a perdu sa famille dans un accident, à nos frères du Liban, etc.). Enfin combats systématiquement tout germe de pensée malsaine. Comment? Par exemple en prenant la décision de réciter un chapelet à chaque tentation, en récitant la prière de Jésus (“Seigneur Jésus prends pitié de moi, pécheur”): tu peux recourir avec foi au Nom de Jésus. (“Ce que vous demandez en mon Nom, croyez que vous l'avez déjà reçu”.) Et même en ces moments-là où tu ne te sens pas sincère, eh bien persévère, prie, demande l'aide de ton Dieu, même si en ce moment tu crois désirer autre chose: il ne s'agira pas là d'hypocrisie mais au contraire de fidélité, ne suis pas une soi-disant sincérité à toi-même, tromperie du Malin, mais marche vers la Vérité, malgré ta faiblesse, aie confiance. Il m'est arrivé comme cela de balbutier “Jésus... Jésus... Jésus...” alors même que je cherchais une... “aventure” et d'être pendant deux heures d'angoisse protégé comme malgré moi (merci mon Dieu). Mais pour cela il faut Lui avoir donné “carte blanche”, avant.
Enfin, je peux t'affirmer que si je n'avais la grâce de recevoir Jésus-Eucharistie tous les jours, ce me serait impossible. Et c'est par ces longs moments où tu contemples ton Dieu dans l'Adoration, que tu pourras éclaircir ton regard, et c'est en te plongeant dans son regard que tu seras purifié. Si tu veux t'accorder à ton Seigneur, laisse-toi façonner par sa Lumière, sa Présence, sources de toute grâce.
Tes frères, l'Eglise, Marie, les Anges et tous les Saints, Dieu dans ses Sacrements, par la prière et sa Parole — sa Bible est lampe sur ta route — voilà de quoi se laisser pénétrer de l'Amour. Et surtout n'oublie pas que par sa Croix, II t'a déjà racheté, par sa Résurrection la mort est déjà vaincue (et puis un petit truc: porte toujours visiblement sur toi un signe de ton appartenance à Jésus, une croix par exemple, mais non pas de ces croix-bijoux devenues par la perversion de certains, symboles érotiques! Et si tu te sens gêné, et si tu veux la cacher, alors ce que tu fais n'est pas du Christ. Tu verras c'est un signe infaillible.)
Enfin N'AIE PAS PEUR, Dieu est pour toujours avec toi. Tu es fils de Dieu.
Louis, 23 ans
De tes points noirs, il en fait des étoiles
Je voudrais adresser ces lignes à tous les jeunes qui font n'importe quoi avec leur corps, leur sexe, leur cœur. Qui ne se respectent pas eux-mêmes et donc ne respectent pas aussi les autres. Bref, à tous ceux qui bafouent l'amour dans ce qu'il a de plus beau, de plus noble et de plus respectueux.
Si tu es une fille, peut-être me comprendras-tu davantage de “l'intérieur”, si malheureusement une expérience comme la mienne t'est arrivée. Que ces lignes te soient message d'espoir.
Si tu es un garçon, alors, je t'en supplie, lis-moi sans arrière-pensées, car c'est à toi que je voudrais surtout m'adresser. A toi, principalement, pour essayer de te faire saisir le drame que peut vivre une fille lorsqu'elle est violée. Te faire comprendre les “dégâts” psychologiques et physiques mêmes, qu'un tel acte entraîne ou peut entraîner. Enfin, de te supplier d'être à l'écoute de ton cœur et non de ton corps. Tu n'es pas une bête, tu es un être humain, fait de chair et de cœur, de sentiments et... d'amour.
En te livrant ce passage de ma vie, je voudrais avant tout rendre grâces à Notre Seigneur qui m'a sauvée et m'a permis de “re-naître”, par son Amour qui surpasse tout amour.
Je voudrais te crier: “Respecte l'autre dans son corps, dans son intimité. Respecte-toi aussi.”
J'ai 28 ans. J'en avais 13 quand cela m'est arrivé. Quinze ans déjà, et pourtant rien n'est oublié. Tout le “film” de cette déchirure dans ma vie est gravé en moi à jamais. Normal, il a été écrit non sur du “roc”, mais sur de “l'argile en formation”, sur une page blanche, vierge. Mais maintenant, par l'amour de Jésus, tout est transformé. A l'âge de mes 13 ans, j'étais une “petite fille” encore. Heureuse de vivre, sans problème, voulant aimer le monde entier, mais surtout, voulant aimer Dieu plus que tout, de toute ma force de mon petit cœur. Utopique? non, je ne crois pas. C'est la naïveté des “enfants”. Possible donc? Oui, je le pense (encore aujourd'hui malgré la dureté de ce monde) grâce à la force de Dieu.
Je me disais souvent: “Je veux rester pure jusqu'à mon mariage, si je dois me marier.” Pourtant, je sentais en mon cœur un appel à aimer Dieu seul, ma vie durant. Car il me semblait que seul Dieu pourrait combler toute la soif d'amour qui était contenue en moi. Et voilà que soudainement, au tournant d'une rue, je suis, sans raison et gratuitement, la victime de toute la violence d'un être humain. C'était un vendredi, une heure de tortures sexuelles, des gestes, un lieu, gravés à jamais. Des paroles — telle: “Je voudrais te tuer” — qui blessent atrocement. J'étais coincée entre un mur de cimetière et des planches de bois. Personne pour me délivrer. Ces morts, de l'autre côté du mur, comme je voulais les rejoindre... Que peut faire une gamine de 13 ans pour se défendre contre la méchanceté d'un gars de 20-25 ans? Rien. Je désirais le néant. Ce Jésus que j'avais beau appeler dans mon cœur, était-Il sourd tout d'un coup?... Pourquoi tout cela?... Pourquoi tant de violence?... Combien de pourquoi me suis-je posé... Et ce, durant onze ans. Onze ans, comme c'est long! Crois-moi. Surtout quand tu portes ça toute seule...
Quand j'ai pu enfin arriver chez moi (où mes parents étaient absents pour quelques jours), je n'avais qu'une idée en tête: la mort. Et j'ai fait une tentative de suicide... Je me suis réveillée après avoir dormi deux jours. Mais cette idée ne me quittait pas et n'allait pas me quitter de si tôt. Je n'était plus la même personne. Il y avait un “avant” et il y allait avoir un “après”. Cet “après”, je le détestais déjà. Je me détestais. J'étais devenue une loque. Un corps et un cœur sans goût à la vie. Un cœur? Je ne sais pas si j'en avais encore un. Car tout l'amour qu'il renfermait jusque-là s'était transformé en haine contre le genre humain, et principalement le sexe masculin. Quelque chose de profond, de très intime était tué en moi. C'était ce qui me permettait d'être moi, dans ce que j'avais d'unique. Ce que Dieu avait mis en moi dès le commencement et qui n'était plus parce que brisé, violé, par autrui. Ce quelque chose, j'ai envie de le nommer Pureté. Sans cette pureté intime, j'étais souillée, pourrie. Je n'étais plus un être humain.
Alors, pourquoi continuer à vivre, puisque je n'étais plus rien? La mort seule pourrait me délivrer. C'était ce que je pensais. Cette idée était tenace en moi. Mais les jours défilaient sans rien m'apporter de nouveau. Jésus, la Foi, tout ce que je croyais jusque-là, s'était évanoui tout d'un coup. Je n'avais plus d'amour en moi. Pour personne. Même pas pour moi. Deuxième tentative de suicide ratée. Alors, je me suis barricadée dans une “tour” que j'ai forgée autour de moi. Cette tour, je la voulais la plus dure possible, afin que jamais personne n'y trouve une brèche. Mes parents n'ont pas compris mon changement. Mon caractère est devenu de plus en plus dur. J'avais mal, très mal de me voir comme ça, mais c'était presque malgré moi. J'étais victime et je me sentais coupable. Cette scène du viol, combien de nuits l'ai-je revécue dans mon-sommeil?... C'était indélébile. Ce gars, j'aurais voulu le tuer. Que de vengeance j'avais dans mon cœur... Et au lieu d'orienter cette vengeance sur les autres, je la tournais vers moi... Il ne fallait plus me parler de Dieu; je projetais sur Lui toute ma tristesse, tout le dégoût de moi-même. C'était presque sa faute, si une telle chose m'était arrivée, car II n'était pas venu me délivrer. Maintenant, je réalise combien II souffrait avec moi pendant tout ce temps, parce que c'est un Dieu-Amour. Il nous le montre chaque jour, II me l'a montré dans ma vie.
Les années ont passé. Petit à petit, je me remettais à prier. A mon insu, je crois, parce que j'étais horriblement seule. Et je cherchais quelqu'un à qui parler. Aujourd'hui je peux dire, que jamais, pas une seconde, le Seigneur ne m'avait lâché la main. C'est moi qui avais lâché la Sienne. Cette pureté que j'avais perdue sans le vouloir, Lui seul pouvait me la redonner. Lui seul pouvait me “re-créer”. Au bout de ces onze ans de dégoût, de tristesse, j'ai rencontré un prêtre auprès de qui j'ai pu m'ouvrir. A travers le sacrement de Réconciliation, à travers son cœur, j'ai pu donner à Jésus toute cette haine accumulée, et petit à petit, avec l'aide du Seigneur, elle s'est apaisée. Jésus avait trouvé une faille dans la “belle” tour que j'avais élevée à la force de mes poignets. Tout doucement mais sûrement, II a fait son “travail” de Sauveur. Il ne cessait de m'appeler par mon nom. Pour Lui, j'étais toujours son enfant. J'étais comme “avant”. En quelques mois, les pierres de ma tour sont tombées une à une. Il ne désirait qu'une chose: pouvoir demeurer en mon cœur afin de me donner sans cesse son Amour. Il me répétait inlassablement: “Tu es unique à mes yeux, et je t'aime.” (Is 43,4.)
Il fallait que je me laisse aimer. Et c'était la chose la plus dure pour moi. Je devais redevenir “enfant”. C'est sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui m'a beaucoup aidés pour cela: “Plus tu seras pauvre, plus Jésus t'aimera; II ira loin, bien loin te chercher, si parfois tu t'égares...”
J'ai compris aussi que toutes mes souffrances, II les avait prises sur Lui, sur le bois de la Croix. Sa souffrance offerte, m'a permis, à mon tour, de lui offrir la mienne, petit à petit. Tout ne s'est pas fait en un jour. Il a fallu des heures et des heures de “douceur”, de “délicatesse”, de “patience” de la part du Seigneur, pour me ré-habiliter avec moi-même.
Je reprenais goût à la vie. Mais un jour, en prenant mon service à l'hôpital, j'ai eu une drôle de “surprise”. Face à moi, dans ce lit de malade... “il” était là. Ce gars, qui m'avait tant fait souffrir, qui avait désiré me tuer, contre lequel — secrètement — j'avais nourri une haine incroyable, était là dans ce lit d'hôpital, souffrant à son tour, pauvre et affaibli.
Pendant onze ans, même sans le revoir, son visage était gravé en moi, et maintenant, il “surgissait” à nouveau dans ma vie. Une fois le choc de la surprise passé, je réalisais que, théoriquement, je devais le soigner. Mais en pratique cela me paraissait être au-dessus de mes forces. Il était là, entre mes mains, à ma merci, attendant de moi — comme tout malade — que je le soulage.
Alors, toute cette haine que j'avais contre lui, et qui commençait à s'apaiser un peu, est devenue plus forte, plus lancinante, plus présente. Je pouvais me venger: je pouvais le tuer. Et ce ne sont pas de vains mots. Je pouvais très bien lui injecter un produit intra-veineux à dose mortelle. J'y ai pensé. Dès le début. J'y pensais le soir en rentrant chez moi et sachant que je le retrouverais le lendemain au service. Je pensais qu'une fois que je l'aurais tué, je me sentirais à jamais libérée.
Pourtant je n'arrivais pas à me décider de faire ce geste mortel. J'ai pu longuement parler avec le prêtre que je connaissais. Et il m'a beaucoup aidée. Je ne pouvais pas oublier l'amour que Jésus venait de me témoigner ces derniers mois. Son Amour devenait de plus en plus fort en moi. Oui, je voulais aimer Jésus. Je voulais garder cet Ami que je commençais à mieux connaître et qui est le plus beau de tous les Amis. Oui, je désirais la paix en mon cœur. Et j'étais assez consciente pour me rendre compte qu'en tuant, ou sans aller jusque là, en faisant mal à ce type, je rentrais à mon tour dans le cercle de la violence. Cercle sans fin. Et je me trompais en pensant que cette liberté que je me souhaitais, je l'obtiendrais en me vengeant. Seul Jésus est capable de nous rendre entièrement libres. Et II nous rend libres parce qu'il nous aime et nous permet d'aimer à notre tour. La vengeance attire le mal, l'amour attire le bien.
Je voulais aussi demeurer en son Cœur. Et comment y demeurer? “En gardant fidèlement ses commandements.” (Jn 14, 15). Je sentais donc que Jésus me demandait de pardonner. Or, cela me paraissait être au-dessus de mes forces. Il y a eu une lutte en moi à propos de ce pardon. Allais-je le donner ou le refuser? Je pensais que si je le donnais, cela ne changerait rien pour moi, ça n'allait pas effacer ce que j'avais vécu. Alors, à quoi bon? Mais si je le refusais, je savais que je fermais une fois de plus, la porte de mon cœur à l'amour de Jésus. Ne nous a-t-il pas demandé de pardonner à nos ennemis ?... Et d'autre part, en refusant de donner ce pardon, je savais que je “maintenais” le gars qui m'avait agressée dans son péché, loin de Dieu. Mais, j'hésitais toujours... Alors, j'ai tout remis dans la prière en ne demandant qu'une seule chose: que je sois vraie en donnant ce pardon. Qu'il soit vraiment le désir de mon cœur et la Volonté du Seigneur. Je me suis aussi confiée à ma Maman du Ciel, lui demandant de rendre mon cœur docile à l'Esprit de Jésus.
Et un “beau” jour, j'ai pu cueillir ce pardon comme une fleur qui vient d'éclore et l'offrir à Jésus dans le sacrement de Réconciliation. Une paix immense m'a envahie alors. Il est vrai que ça n'a pas été un coup de baguette magique qui m'a fait oublier tout ce que j'avais vécu, mais en offrant ce pardon, tout a été transformé. Je veux vraiment t'assurer que c'est le Seigneur qui, par sa grâce, m'a permis de Lui donner ce pardon. Sans Lui, jamais mon cœur n'aurait consenti à pardonner. Je suis tellement pauvre...
Voilà les merveilles de l'amour du Seigneur. Ne crois-tu pas qu'il dépasse tout ce que l'on peut imaginer? Ne crois-tu pas qu'il est toujours là à notre portée? Ne crois-tu pas que ça vaut la peine de faire un bout de chemin avec Lui, pour mieux le connaître? Voilà son plus beau miracle: “De tes points noirs, II en fait des étoiles... si tu Lui donnes un peu de ton cœur!”
Marie, 28 ans.
“Merci d'avoir écrit le livre “Ton corps fait pour l'amour”. Je ne suis catholique que de culture et d'éducation, j'ai joué le jeu et lu ton livre en imaginant que peut-être Dieu existe! Depuis que j'ai pris la décision d'épurer (!!!) mon corps, je me sens beaucoup plus à l'aise face aux problèmes de la sexualité.”
“Ce livre m'a beaucoup apporté en ce sens qu'il y est écrit pas mal des idées que je commence à discerner dans ma tête! Merci beaucoup de m'avoir aidée à me retrouver à peu près saine dans l'amour... Et puis même si je ne suis pas converti, ça vaut le coup non? Il m'a été plus facile de parler avec toi que je ne connais pas qu'avec mon papa dont j'appréhende toujours les discussions, car elles sont trop éprises de subjectivité relationnelle.”
“Un immense merci pour ces deux livres que tu “nous” as offert. Nous en avons besoin. Je le garderai. Je m'efforcerai de les faire lire autour de moi. En ce qui me concerne, il me fait chaud au cœur car je suis BLESSÉ. Profondément blessé et meurtri au point que je me sens seul, si seul que même mes cris restent coincés au fond de ma gorge.”
“J'ai appris énormément de choses sur le véritable amour. Merci pour toutes les réponses que vous donnez à nos nombreuses questions, pour votre regard sur le monde.”
“J'aurais aimé l'avoir plus tôt dès l'âge de 10, 11 ou 12 ans afin d'éviter certaines bêtises, les témoignages sont poignants et bouleversants. Tous les jeunes de la terre devraient au moins en lire quelques pages.”
“Fantastique! Merci pour tout ce qu'il m'a apporté:
- II m'a renforcé et fait mieux vivre mes convictions de chrétienne (et
fier de l'être!)
- II m'a fait découvrir la beauté de l'amour et sa pureté,
- L'objectif s'est vigorifié...
Merci à tous les jeunes qui ont témoigné et courage à ceux qui essaient de se sortir de l'immense drame qu'est l'impureté du cœur et du corps. Grâce à ce livre, je les comprends mieux, ils ont une croix plus lourde que la mienne à porter, je ne peux que m'incliner face à ce mystère de la souffrance et prier pour eux.”
“Vous avez été le déclic tant attendu de mon retour vers le Seigneur.
Après avoir réagi agressivement, je suis rentré en cellule avec ce livre
pris au hasard... Juste ce qu'il me fallait: il traitait de mon
problème de toujours... L'amour. Plus je le lisais, plus je me sentais
calme, serein et heureux. C'est, je crois, ce que vous appelez “l'Esprit
Saint” qui entrait enfin en moi. Comme tant d'autres dont j'ai lu après
le récit... J'ai pleuré.”
Un jeune détenu
“L'amour d'une femme est le plus important, évidemment, mais je le vois à présent à travers l'amour du Seigneur... Et il a une toute autre couleur. J'ai envie de donner, plus de prendre. Et j'en suis très heureux. Je ne suis certes pas au bout de mes difficultés et de mes tentations (les images, les souvenirs et les fantasmes vécus dans mon passé sont nombreux et gravés dans la mémoire), mais je sens que Dieu m'aime, vous m'en avez fait prendre conscience. C'est en voulant respecter mon corps pour l'offrir de façon plus exclusive à une femme sincère que je trouverai l'épanouissement que j'ai cherché maladroitement trop longtemps... en détruisant tant de choses autour de moi.”
“II m'a redit que vouloir garder sa virginité n'est pas impossible, que ce n'est pas quelque chose d'anormal mais d'essentiel. Je découvre petit à petit les différentes facettes de Dieu. J'attends mon futur époux, dans la patience, en conservant ma virginité, en mûrissant en Dieu, et en m'épanouissant. Ton livre me soutient car j'ai quelques fois des tentations de tomber dans les bras du premier venu. Mais il faut résister. Marie aide beaucoup à cela. Continue à écrire des livres pour tous. Tes livres sont des réponses à nos questions, des témoignages qui fortifient, des paroles de Vérité et de Vie.”
“Aujourd'hui, vos si touchants et beaux témoignages me font comprendre que si je le souhaite, je peux renaître pure par la grâce du Seigneur, si je veux bien Lui ouvrir mon cœur. C'est maintenant mon souhait le plus cher. Je vous remercie de tout mon cœur de pécheresse. Continuez votreœuvre de purification dans ce monde si meurtri par la violence du péché.”
“Le seul regret, c'est bien dommage que ce livre n'ait pas été écrit plus tôt. Ça aurait changé le début de ma vie, et ça m'aurait permis d'avoir un autre regard sur la vie. Il parle de sujets dont personne n'ose parler par peur du ridicule, par honte. Livre magnifique, qui aide à lutter. Je n'ai pas connu le vrai amour, pur, sincère, (mais je garde confiance!...). Un peu partout dans cette jungle, il y a des germes de joie, de bonheur et d'espérance.”
“Ce livre est une .bouffée d'air pur. Personne auparavant n'en avait parlé avec tant de simplicité et de clarté. Je me suis souvent reconnu à travers ces pages. Je croyais être quelqu'un d'anormal, de rejeté, de bizarre, d'unique dans son genre, et j'ai vu qu'il y avait d'autres jeunes comme moi qui souffraient de ce mal, et, surtout, qui s'en sont sortis! Continuer à prêcher l'amour du Christ, et à dire dans toute détresse, même les plus horribles, on peut trouver la lumière”.
“Livre passionnant que je ne cesserai de lire. J'aurais aimé l'avoir il y a six mois, car beaucoup de choses ne seraient pas arrivées. Je vais te parler de mon passé en toute simplicité, car je sais que je ne serai pas jugée: il n'y a qu'à lire ton livre.” “J'espère pouvoir mettre ce livre dans beaucoup de cœurs car quand on le lit, on y voit Jésus qui te parle. Merci pour tout ce que tu fais pour nous, les jeunes.”
“Ton livre m'a beaucoup éclaircie sur ce que je vis, mais c'est pas facile. Cela aurait été plus facile peut-être si je l'avais eu plus tôt dans les mains. Dans chaque témoignage j'ai remarqué quelque chose de différent par rapport à moi. Ils ont vaincu leur jeunesse sans trop se poser de questions, moi je passe mon temps à m'en poser. Où commence le péché? Quand y-a-t-il péché?”
A propos du chapitre sur l'homosexualité
“Si j'ai pleuré en te lisant, c'est que c'est la première fois qu'une personne vient me rendre visite dans ma prison: ce mauvais esprit qui cherche la mort. Mais cette fois je n'ai pas pleuré beaucoup car c'est le bonheur qui me touchait me faisant dire merci Seigneur Jésus, merci Dieu mon Sauveur; merci Amour infini qui me sauve et me guérit. Louange et Gloire à toi mon Dieu.
Tes paroles restent pour moi un soutien, une force dans ma vie quotidienne qui participe à ma guérison intérieure. Dans ma vie de tous les jours tes paroles raisonnent en moi quand il le faut, au bon moment. Avant cela je me suis souvent dit dans la tempête, alors que ce mal rôdait cherchant à me dévorer, que j'étais protégé malgré mes faiblesses, malgré ma coopération au mal, malgré la force qui me poussait vers la mort. Combien de fois j'aurais voulu crier haut et fort dans la rue vers le Seigneur. Combien de fois j'ai crié dans mon cœur, Seigneur pourquoi? Délivre-moi! Daniel ma soif c'est de vivre LIBRE, VIVANT DE L'AMOUR DU CHRIST ma soif c'est de servir le Seigneur, de pouvoir VIVRE en TÉMOIN DU CHRIST.
C'est la première fois par ce courrier que je parle à quelqu'un, du mal qui cherche à dévorer mon cœur. Ton chapitre est pour moi un soutien, une force, un réconfort, une grâce de Dieu qui me conduit à plus de fidélité à l'Amour du Christ.”
“Tu as eu le courage de nous parler de l'homosexualité, et de beaucoup d'autres choses qui nous touchent très intimement, en homme de Dieu. Merci aussi pour la pudeur dont tu en parles. Merci de nous parler clairement, sans compromis.
A la lecture de ces pages, je parviens à mieux comprendre 10 années de ma vie, l'enjeux et l'importance de la lutte que j'ai mené afin de ne pas devenir en acte homosexuel.”